I <3 you

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# Posté le lundi 07 décembre 2009 06:09

Ni la nuit ni le jour...

Ni la nuit ni le jour...
Il n'en sort plus de ta mémoire,


et ses ombres noires que tu lui dessinent autour des yeux,


Elle danse,


il te feras changer la course des nuages, balayer tes projets, vieillir bien avant l'age


Y a pas d'amour sans histoire,


tu reves, tu reves,


Tu priras jusqu'aux heures ou personne n'écoute,


et elle en passeras des nuits à regarder dehors,


qu'est ce qu'elle aime? qu'est ce qu'elle veut? qui elle voit?


Elle t'écouteras lui dire, tes soupirs, ses dentelles,


à bien y réfléchir, elle n'est pas vraiment belle,


et elle compte les jours...

# Posté le mardi 14 avril 2009 15:13

Tu viendras longtemps marcher dans mes reves, tu viendras toujours du coté ou le soleil se lève.

Tu viendras longtemps marcher dans mes reves, tu viendras toujours du coté ou le soleil se lève.
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# Posté le lundi 06 avril 2009 17:08

Modifié le dimanche 09 août 2009 09:39

...

...
À la manière d'un automate, le jeune homme ouvre la porte avec un large sourire. Le regard est fixe, la démarche est encore hésitante et la poignée de main approximative. Le cou engoncé dans une minerve, il invite à rentrer. Dans une pièce de la maison familiale, un vélo flambant neuf attend, posé contre un meuble, quelques trophées habillent les étagères. Par ce bel après-midi de mars, Anthony Fonceca semble ravi de recevoir de la visite, lui, qui devrait être sur les routes des alentours à ingurgiter les kilomètres. Une très mauvaise chute sur le Circuit des Plages Vendéennes, il y a quelques semaines, a chamboulé tout le programme et le laisse sur le carreau pendant quelques mois. « Après 90 kilomètres de course, j'étais dans le peloton, les Belges ont décidé de mettre en route, nous nous sommes tous retrouvés en file indienne et puis, plus rien, le trou noir. Je me suis réveillé dans l'ambulance des pompiers, j'avais des douleurs partout et je me suis demandé ce que je faisais là. »



Anthony a beau fouiller dans sa mémoire, mais rien ne vient. Il aurait paraît-il, touché une roue dans la bordure. C'est dans une clinique de Challans que le diagnostique tombe, sept fractures. Une côte, le scaphoïde gauche, le poignet droit et quatre vertèbre cervicales. L'addition est salée. « Yannick Flochlay est venu me voir le soir et m'a montré la photo du poteau téléphonique que j'ai heurté. » Quelques jours plus tard, l'éclopé est rapatrié sur Rennes pour y être opéré. « Xavier Jan et Jean-Pierre Mercier m'ont expliqué la gravité de mon accident. Ils m'ont même dit que j'étais un miraculé du vélo. » Les visites qui s'enchaînent et les coups de téléphone qui arrivent lui font du bien. «Les dirigeants du club sont venus me voir, la visite d'Alain Heulot m'a fait chaud au c½ur, je me suis senti entouré. » À sa sortie de l'hôpital, le convalescent devenu dépendant, déserte son appartement pour regagner la maison de ses parents. «Je ne pouvais plus rien faire avec les deux bras dans le plâtre. » Il faudra du temps pour réparer ce corps meurtri. C'est maintenant une longue attente qui commence. « Je prends mon mal en patience, j'essaie de m'occuper comme je peux, quand le temps est beau, je me balade dans le parc qui n'est pas très loin de la maison, ça me change les idées. Parfois, je trouve le temps long, je dors très mal à cause des douleurs. » Ces moments permettent aussi de prendre du recul et de relativiser. « Je m'estime heureux d'être en vie et de pouvoir marcher, cette histoire aurait pu se terminer en drame. » Cette année, Anthony a fait des choix courageux : « J'étais content de pouvoir intégrer une DN1 et surtout de travailler avec Yannick Flochlay. J'ai quitté mon travail au mois janvier pour me consacrer uniquement au vélo. J'ai bien bossé tout l'hiver pour faire un beau début de saison, mais voilà, c'est la vie. » Maintenant, il est dur de regarder les copains passer sur le bord de la route et de voir mon frère Armindo partir s'entraîner. « L'autre jour, sur le Louison Bobet, j'étais dans la Halte de Laillé pour les encourager et je me faisais mal aux jambes avec eux. » Les médecins vont maintenant scruter les radios pour décider de l'avenir. « Je n'attends qu'une chose, c'est de pouvoir remonter sur le vélo. Ce vélo, je le regarde tous les jours. J'espère entendre bientôt, c'est bon tu peux y aller. »



Impatient, Anthony se dit aussi qu'il ne faut rester sage et ne pas griller les étapes. « Je me rattraperai en fin de saison », Lance t-il plein d'espérance. C'est le corps qui décidera, et lui, il se souvient de tout.




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# Posté le mardi 31 mars 2009 13:49

Modifié le dimanche 24 mai 2009 16:53